La vaccination / Les vaccins / La pharmacovigilance

Pourquoi doit-on continuer à se faire vacciner ?

-  Le virus de la grippe A(H1N1) circule encore en France (et à l’étranger), même si le nombre de personnes malades est passé en dessous du seuil épidémique. Le risque individuel d’attraper la grippe A(H1N1) persiste. Il y a encore des décès et des cas graves, notamment chez des personnes jeunes sans problèmes de santé particuliers, qui pourraient être évités grâce à la vaccination.

-  Le virus de la grippe A(H1N1) est nouveau, donc personne n’a de protection naturelle (immunité) réellement efficace. A ce jour, les autorités sanitaires estiment que le nombre de personnes immunisées qui permet de contenir une épidémie n’est pas atteint. Cette immunisation s’acquiert après avoir attrapé la grippe ou après avoir été vacciné. Une deuxième vague est donc possible dans les semaines ou les mois à venir, comme cela s’est déjà passé dans d’autres pays. Les Etats-Unis, le Mexique, le Canada et le Royaume-Uni ont connu deux pics.

-  Depuis le début de la pandémie, le virus de la grippe A(H1N1) a subi quelques mutations, mais le vaccin reste efficace.

-  Pour toutes ces raisons, je me fais vacciner si je ne l’ai pas encore fait car c’est le meilleur moyen de me protéger contre la grippe A(H1N1). Même si d’habitude je n’attrape pas la grippe, cette fois-ci, je cours un risque plus important.

-  Je me fais vacciner également pour protéger mes proches car je ne veux pas faire courir un risque à certaines personnes de mon entourage qui ne pourront peut-être pas bénéficier de la vaccination. C’est particulièrement le cas des enfants de moins de 6 mois.

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Quels vaccins seront proposés pour la vaccination dans les cabinets libéraux ?

Les médecins proposant la vaccination dans leur cabinet pourront vacciner avec 2 types de vaccins différents :

  • le vaccin Focetria (laboratoire Novartis) avec adjuvant ;
  • le vaccin Panenza, sans adjuvant (laboratoire Sanofi Pasteur).

Ils s’approvisionneront directement auprès des pharmacies d’officines.

Vous trouverez toutes les informations sur les vaccins contre la grippe A(H1N1) sur le site de l’Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (Afssaps), dans la rubrique "Pandémie grippale". Votre pharmacien et votre médecin traitant pourront vous informer. Retour en haut de page

Combien de doses ?

Les données dont nous disposons désormais sont suffisamment robustes pour confirmer la bonne protection conférée par une seule injection. Sur la base des recommandations émises par l’Agence Européenne du Médicament (EMEA), la vaccination sera donc réalisée avec une seule injection, à l’exception des jeunes de moins de 9 ans ayant été vaccinés avec du Panenza et de certaines catégories de malades qui recevront toujours deux injections : elles sont nécessaires pour leur garantir une protection immunitaire maximale.

Le recueil des données sur l’immunité conférée par la vaccination et surtout sa pérennité se poursuivent. Si ces données montrent que la protection faiblit avec le temps, le gouvernement sera en mesure de proposer une vaccination de rappel.

Pour le détail du nombre de doses, consultez le tableau "quel vaccin utiliser contre le virus A(H1N1) 2009" en date du 14/1209.

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Que se passe-t-il si je dépasse le délai de 3 semaines entre mes deux injections ?

Cette question ne concerne que les enfants de moins de 9 ans révolus et certaines catégories de malades :
La deuxième injection doit se faire au plus tôt, 3 semaines après la 1ère afin de garantir une protection optimale. Si je dépasse le délai de 3 semaines, je retarde simplement l’acquisition de l’immunité maximale.

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Que se passe-t-il si mon enfant ou moi avons reçu une deuxième dose de vaccin avant le changement de la stratégie vaccinale qui ne recommande finalement plus qu’une seule dose ?

Sur la base d’observations cliniques récentes et des recommandations émises par l’EMEA, le Haut Conseil de Santé Publique a décidé qu’une seule injection suffisait désormais pour assurer une bonne protection. Avec deux injections, moi ou mon enfant pourrions être protégés plus longtemps.

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Si je refuse ou ne peux pas faire la 2ème injection, quels sont les risques pour ma santé ?

Si deux injections vous sont recommandées, ne pas les pratiquer réduit sensiblement vos chances d’être protégé contre le virus.

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J’ai fait vacciner mon enfant avec du vaccin adjuvanté, est-ce que cela est dangereux ?

Les vaccins avec adjuvant ont reçu au niveau européen une autorisation de mise sur le marché pour la vaccination des enfants. De ce fait, la stratégie de vaccination initiale des autorités sanitaires françaises prévoyait de vacciner les plus de 24 mois avec du vaccin adjuvanté. Cependant, les laboratoires nous ont proposé d’avancer la livraison de nos stocks de vaccins sans adjuvant par rapport à ceux avec adjuvant. De ce fait, parce que cela nous paraissait plus logique et pour éviter le risque de petite douleur au point d’injection, lié à l’utilisation des adjuvants, les autorités sanitaires ont décidé de proposer le vaccin sans adjuvant Panenza aux enfants de 2 à 9 ans révolus/inclus. Il n’y a pas de problème particulier à craindre pour les enfants qui se seraient déjà fait vacciner avec du vaccin adjuvanté.

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Quelle est la stratégie de vaccination pour les femmes enceintes ?

Il existe deux grandes familles de vaccins contre la grippe A(H1N1) : les vaccins avec adjuvant et les vaccins sans adjuvant. Les vaccins sans adjuvant sont réservés en priorité notamment aux femmes enceintes à partir du second trimestre, aux nourrissons âgés de 6 à 23 mois et aux enfants âgés de 2 à 9 ans inclus. Les femmes enceintes peuvent se faire vacciner depuis le 20 novembre dans les centres de vaccination. Qu’ils comportent ou non un adjuvant, seuls les vaccins bénéficiant d’une autorisation de mise sur le marché (AMM), qui garantit la qualité et la sécurité du produit, sont utilisés.

Les experts du Haut conseil de la santé publique recommandent de proposer de façon préférentielle un vaccin sans adjuvant chez les femmes enceintes à partir du deuxième trimestre de la grossesse. Les AMM des vaccins avec adjuvant précisent qu’ils peuvent être utilisés chez la femme enceinte. La préférence donnée par les experts aux vaccins sans adjuvant est une mesure de précaution car il n’y a pas, à ce jour, d’études ciblées sur les vaccins avec adjuvant chez les femmes enceintes. Cela s’explique par la difficulté de mener des études sur cette population. Le choix fait pour les femmes enceintes est très spécifique et ne remet pas en cause la légitimité des vaccins avec des adjuvants qui ont fait l’objet d’essais cliniques nombreux.

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Peut-on encore allaiter après avoir été vaccinée ? Il y a-t-il un risque pour le nourrisson ?

L’allaitement peut-être poursuivi après la vaccination. Il n’y a pas de risque avéré pour le nourrisson.

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Existe t-il une contre-indication pour les béta-bloquants ?

Il ne nous est pas possible de répondre à cette question car nous ne connaissons pas votre situation médicale personnelle. Vous devez vous rapprocher de votre médecin traitant ou vous rendre dans votre centre de vaccination. Ces professionnels de santé vous conseilleront sur l’opportunité de vous faire vacciner ou pas en fonction de votre situation personnelle (et notamment via les réponses que vous apporterez au questionnaire médical).

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J’ai déjà eu la grippe, mais je ne sais pas laquelle, dois-je me faire vacciner ?

Oui, à l’exception des personnes dont le diagnostic de la grippe A(H1N1) a été confirmé formellement par test naso-pharyngé effectué par un laboratoire.

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Après la vaccination, le respect des gestes barrières est-il toujours nécessaire ?

Oui, après la vaccination, le respect des gestes barrières est toujours nécessaire. En effet, si vous êtes protégé par la vaccination, votre entourage ne l’est peut être pas. Par ailleurs, il faut savoir qu’un vaccin commence à être efficace et à vous apporter une immunité contre la maladie entre 10 jours et 2 semaines après la vaccination. Pour toutes ces raisons, mais également parce que le respect des gestes barrières permet de limiter la transmission d’autres maladies, vous devez continuer à les appliquer au quotidien (lavage des mains, ...).

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Quels sont les vaccins utilisés ?

Il s’agit de :

  • PANDEMRIX du laboratoire pharmaceutique GlaxoSmithKline
  • FOCETRIA du laboratoire Novartis
  • CELVAPAN du laboratoire Baxter
  • PANENZA du laboratoire Sanofi Pasteur
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Le vaccin est-il efficace ?

C’est le fondement même de la procédure d’autorisation de mise sur le marché que de vérifier, en plus de la sécurité du vaccin, son efficacité contre l’agent pathogène contre lequel il protège. En conséquence, les vaccins dotés d’une AMM, qui seront les seuls utilisés dans le cadre de la campagne de vaccination, ont démontré leur efficacité pour protéger contre le virus de la grippe A(H1N1). Cependant, comme c’est le cas pour tous les vaccins, les vaccins contre la grippe A(H1N1) ne protègent pas à 100%.

Le vaccin reste efficace plusieurs mois. Se faire vacciner aujourd’hui permet donc largement d’être protégé pendant la période à risque de pic pandémique.

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La mutation du virus annoncée par la Norvège remet-elle en cause l’efficacité du vaccin ?

Suite à l’alerte lancée par les autorités sanitaires norvégiennes sur l’observation, chez trois malades ayant une forme grave de la grippe liée au virus A(H1N1) 2009, d’une mutation du virus, les autorités sanitaires précisent que les vaccins, tout comme les médicaments antiviraux, restent efficaces. En revanche, chez les personnes malades, cette mutation pourrait accentuer le risque de complications pulmonaires.

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Quelle est la composition des vaccins ?

Les vaccins comportent un principe actif dénommé "antigène ".

C’est cet élément qui va induire une réponse immunitaire capable de protéger l’individu contre l’infection naturelle ou d’en atténuer significativement les conséquences.

Les autres composants sont :

  • les adjuvants qui stimulent la réaction immunitaire induite par les vaccins ;
  • un produit qui permet la conservation des vaccins (comme le Thiomersal) ;
  • et des agents inactivants (formaldéhyde) pour l’inactivation et la détoxification des agents infectieux.
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Puis-je choisir mon vaccin ?

Seuls les vaccins dotés d’une autorisation de mise sur le marché (AMM) sont utilisés pour vacciner la population. Aussi, chacun doit considérer que tous les vaccins offrent le même niveau d’efficacité et de sécurité. De ce fait, il n’est pas prévu d’offrir le choix du vaccin aux personnes qui viendront se faire vacciner.

Le vaccin sans adjuvant est réservé aux femmes enceintes aux 2ème et 3ème trimestre, aux nourrissons de 6 mois à 23 mois, aux enfants âgés de 2 à 9 ans inclus et à certaines pathologies concernant des disfonctionnements immunitaires innés ou acquis.

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Que sont les adjuvants et à quoi servent-ils ?

Certains vaccins contre la grippe A(H1N1) contiennent des adjuvants. Ces adjuvants servent :

  • à élargir le spectre d’efficacité des vaccins, ce qui permet aux vaccins d’agir même contre un virus qui se serait légèrement modifié. Les nouveaux virus évoluent souvent spontanément, et c’est particulièrement le cas pour les virus de la grippe. L’élargissement du spectre d’action permet donc d’augmenter la garantie d’efficacité des vaccins ;
  • à limiter la quantité d’antigène nécessaire pour obtenir la réaction immunitaire permettant de protéger la personne vaccinée. Les vaccins adjuvés contiennent donc moins de « principe actif » et permettent d’augmenter le nombre de vaccins produits dans une période donnée.

C’est pourquoi les vaccins acquis dans le cadre de la pandémie A(H1N1) comportent dans leur grande majorité des adjuvants. Les adjuvants utilisés dans les vaccins de GSK, de Novartis et dans un vaccin de Sanofi sont à base de squalène (huile de foie de requin). Le squalène est une substance que l’on trouve à l’état naturel dans les plantes, chez l’animal et chez l’homme. Dans l’organisme humain, il est synthétisé dans le foie et véhiculé par la circulation sanguine. On le trouve également dans différents aliments, médicaments en vente libre et compléments alimentaires. Il est commercialement extrait de l’huile de poisson, en particulier de l’huile de foie de requin. Il est ensuite purifié et utilisé dans certains produits pharmaceutiques et vaccins.

Le risque associé à la présence d’adjuvants à base de squalène dans les vaccins grippaux A(H1N1) est actuellement théorique. En effet, les données chez l’animal n’ont permis de retrouver aucun effet toxique.

L’un de ces adjuvants (MF59) est d’ailleurs présent dans des vaccins déjà administrés à plusieurs dizaines de millions d’exemplaires, notamment l’un des vaccins utilisés contre la grippe saisonnière en Europe (environ 47 millions de doses administrées depuis 1997). La large utilisation de ce vaccin n’a pas conduit au signalement d’effets indésirables post-vaccinaux importants et témoigne de sa bonne tolérance Retour en haut de page

Les vaccins contre la grippe A(H1N1) pandémique protègent-ils contre la grippe saisonnière ?

Non, les vaccins contre la grippe A(H1N1) pandémique ne protègent pas contre la grippe saisonnière car ils ne sont pas fabriqués à partir des mêmes virus. Inversement, les vaccins contre la grippe saisonnière ne protègent pas contre le nouveau virus de la grippe A(H1N1).

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Est-il possible de cumuler le vaccin contre la grippe saisonnière et celui contre le virus A(H1N1) ?

Selon l’avis du Haut Conseil de Santé Publique en date du 27 novembre 2009, les vaccins grippaux pandémiques avec adjuvant Focetria® et Pandemrix® peuvent être coadministrés avec un vaccin grippal saisonnier sans adjuvant. En dehors de ces cas spécifiques, un délai de 3 semaines doit être respecté entre les deux vaccinations.

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Quels peuvent être les effets indésirables ?

En se fondant sur les résultats de surveillance des effets secondaires des vaccins contre la grippe saisonnière produits selon des procédés analogues et déjà commercialisés depuis plusieurs années et sur ceux des essais cliniques, les effets secondaires attendus sont similaires à ceux que l’on observe après la vaccination contre la grippe saisonnière. Les vaccins contre la grippe saisonnière sont bien tolérés. S’ils surviennent, les évènements indésirables sont le plus souvent mineurs, prenant surtout la forme de réactions locales (douleur, rougeur, gonflement) au point d’injection ou de fièvre modérée, et ne durent pas plus de 48 heures.

L’Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (Afssaps) ainsi que l’agence européenne du médicament communiquent de manière hebdomadaire sur les effets indésirables qui pourraient être identifiés en France et dans le monde dans le cadre de cette vaccination (bulletin hebdomadaire de l’Afssaps en ligne sur http://www.afssaps.fr ).

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Comment et à qui déclarer des effets indésirables ?

Une fiche de déclaration "pandémie grippale" a été mise en place par l’AFSSAPS. Elle permettra de déclarer spécifiquement des évènements indésirables pour les vaccins antigrippaux A(H1N1). Cette fiche est téléchargeable sur le site de l’AFSSAPS. Une fois dûment remplie, elle devra être adressée au centre régional de pharmacovigilance (CRPV) couvrant le département de résidence du patient déclarant. Elle sera également disponible sur les sites internet de plusieurs réseaux de médecins généralistes et des ordres nationaux des médecins et des pharmaciens. Des formulaires de déclaration seront également disponibles dans les centres de vaccination. Enfin, dans des cas exceptionnels, les professionnels de santé pourront déclarer les évènements indésirables dont ils ont connaissance par téléphone.

Dans le contexte particulier de la pandémie grippale, l’AFSSAPS a renforcé le système habituel de notification par les professionnels de santé en autorisant la notification directe par les patients, afin de disposer de toute information pouvant constituer un signal, quelle que soit la source.

Les patients peuvent donc déclarer eux-mêmes les effets indésirables liés à la vaccination et trouveront sur le site de l’AFSSAPS une fiche téléchargeable à remplir. Il leur est toutefois conseillé de consulter systématiquement un médecin.

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Est-il prévu un suivi médical pour les personnes vaccinées ?

Il n’est pas prévu de mettre en place un suivi médical des personnes vaccinées car cela ne se justifie pas.

En revanche, un dispositif de surveillance des effets indésirables sera mis en place au démarrage de la campagne de vaccination et permettra de réaliser une évaluation en continu de la tolérance de ces vaccins. Il a pour objectif de détecter les effets indésirables médicamenteux (EIM) des vaccins grippaux A(H1N1) sur le territoire français. Cette évaluation continue de la tolérance des vaccins A(H1N1) permettra de prendre rapidement toute mesure supplémentaire de minimisation du risque qui pourrait s’imposer, et de modifier, si nécessaire, la stratégie de vaccination.

En cas de signal d’alerte susceptible de conduire à une réévaluation du rapport bénéfice-risques des vaccins A(H1N1), les autorités compétentes des Etats membres de la communauté européenne s’informeront mutuellement afin de prendre des dispositions concertées. Si un effet indésirable survenait après la vaccination, il est recommandé de se rapprocher de son médecin, ou de son pharmacien pour avis. Le cas échéant, ils se chargeront d’établir une déclaration auprès du centre régional de pharmacovigilance (CRPV) dont ils dépendent géographiquement. Par ailleurs, il est prévu que les patients puissent déclarer eux-mêmes des effets secondaires qu’ils suspectent d’être liés à la vaccination A(H1N1). La fiche de déclaration "patients" est téléchargeable sur le site de l’AFSSAPS. Une fois dûment remplie, elle devra être adressée au CRPV couvrant le département de résidence du patient déclarant.

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Qu’en est-il du syndrome de Guillain-Barré ?

Le syndrome de Guillain-Barré (SGB) est une atteinte des nerfs qui se traduit par une paralysie rapide, débutant au niveau des membres inférieurs puis remontant vers le haut du corps. C’est une maladie potentiellement grave : dans 85% des cas, la récupération est complète, 10% des patients gardent des séquelles motrices et 5% décèdent.

C’est une maladie rare. En France, son incidence (nombre de nouveaux cas par an) est de 2,8 cas pour 100.000 (calculée sur la base des données du programme de médicalisation des systèmes d’information-PMSI). On estime à 1.700 le nombre de patients hospitalisés par an. Deux tiers des cas de SGB surviennent après une infection bactérienne ou virale. A ce titre, la grippe est considérée comme un facteur de risque possible du SGB. Les études épidémiologiques faites sur le sujet ont montré que le nombre d’hospitalisations pour SGB augmente parallèlement à celui du nombre de cas de grippe. Une étude menée en France par des équipes de l’hôpital de Garches a montré l’incidence de 4 à 7 cas pour 100 000 sujets grippés.

L’association entre la vaccination contre la grippe et la survenue d’un SGB a été évoquée pour la première fois en 1976 aux Etats-Unis. Il s’agissait d’un vaccin à virus entier et sans adjuvant. Depuis, plusieurs études portant sur la vaccination contre la grippe saisonnière ont été conduites. L’une d’entre elles a mis en évidence un risque très faible d’environ 1 cas pour 1 million de personnes vaccinées. Les autres études n’ont pas montré d’association. L’ensemble des données disponibles indiquent que le risque de développer un SGB dû à la grippe est très supérieur au risque de survenue d’un tel syndrome du fait de la vaccination. Sur ce sujet, le rapport bénéfice/risque est donc totalement en faveur de la vaccination.

Deux éléments doivent être soulignés :

  • on dénombre environ 1.700 cas de SGB par an, soit un peu plus de 4 cas par jours. Il est donc certain que des SGB apparaîtront au cours de la campagne vaccinale, y compris chez des personnes s’étant faite vacciner, sans forcément qu’il n’y ait de lien ;
  • l’épidémie de grippe annoncée va faire augmenter ce nombre car les infections virales et bactériennes sont à l’origine de 2/3 des SGB.

En conséquence, les autorités sanitaires s’attendant à une épidémie de grippe plus importante que les autres années, s’attendent également à une augmentation du nombre de SGB pendant l’hiver 2009-10. Retour en haut de page

Questions générales concernant la grippe

Le virus de la nouvelle grippe A (H1N1) et ses modes de transmission

Les traitements (hors vaccination)

L’organisation de la vaccination

La vaccination / Les vaccins / La pharmacovigilance

Système de soin / Prise en charge des malades

La situation en France et à l’international

Enseignement : Généralités, voyages scolaires.

Activités collectives, rassemblements